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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 13:10
Bon bah... Sayounara!!!

XD

Go here

END OF TIME.
Par Ashii
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 14:47
Yo!
So so so, juste avant la postation... postage... postement... enfin bref la lecture du chapitre 1, petite présentation du personnage principal:

Nom: Hasegawa
Prénom: Ashii [prononcez Hachii]
Age: 20 ans
Date de naissance: 21/09/1985
Lieu de naissance: Yokohama
Taille: 162 cm
Poids: 50kg
Lieu de résidence: Nagoya
Particularité: Cheveux blancs et yeux gris.
  Ashii est née à Yokohama, a vécu quelques temps à Tokyo avant de déménager à Nagoya. Elle est douée en danse, en chant et en gym, et sait jouer de la guitare. Franche et au caractère bien trempé, elle n'hésite pas à dire ce qu'elle pense et à montrer son affection envers les autres malgré l'éducation japonaise qu'elle a reçu. Fan de rock et extravertie, elle s'habille selon son envie et parfois de manière extravagante, mais le regard des autres ne la dérange absolument pas. Enfin, elle se sent plus à l'aise en compagnie de garçons, et se comporte comme eux.

L'histoire commence le 20 Septembre 2005, à la Nagoya Arena. Le dernier concert des Kanjani8 de la tournée Spirits! y a lieu, cependant le groupe est réduit à six membres, Hina-chan ayant dû quitter le groupe pour des raisons de santé.

Liste des abréviations:
Ryo: R                    Yoko: Yo        Ashii: A          Baru: B/Ba     
Tacchon: Ta          Yassu: Ya       Maru: Mar       Yamapi: Pi    
Kusano: Ku            Shige: Sh       Massu: Mas   Koyama: Ke/Kei
Tegoshi: Te           Ueda: Ue        Koki: Ko         Nakamaru: Na
Junno: Ju               Kame: K         Jin: Ji              Tous: Ts



Enjoy!

_______________________________
    Tout. Elle oubliait tout. Malgré sa répulsion de la foule, elle était rentrée dans la salle de concert, et profitait pleinement de la musique offerte par les six japonais présents sur scène. Elle avait laissé sa douleur sous la pluie, et pouvait enfin souffler un peu. Pour une fois, le monde ne paraissait pas si gris. Il suffisait parfois d’une mélodie pour en changer la couleur.
   Elle se laissa emporter par le son qui lui vrillait les tympans et le cœur, et sentit son esprit se libérer grâce aux paroles.

Elle n’avait jamais ressenti pareille chose en trois ans.

    Elle avait l’âme enfin calme.

 

« Mune ni Heavenly Psycho, ima wa mirai ni mukau

  Michi no tochuu da

  Namida ni sae mou

  Tomadou koto naku

  Negai wo utau… »

___________

A –Bon et je fais quoi maintenant?

La jeune fille aux cheveux blancs s’accouda aux barrières, le menton sur les bras. La salle était totalement éclairée à présent, et les seules personnes encore présentes étaient les techniciens de rangement, les balayeurs et trois gardiens de sécurité qui discutaient de la hausse du prix du carburant. Personne ne semblait se soucier de son sort, au point qu’elle aurait pu facilement dormir sur place.

Ashii aurait pu rentrer chez elle, mais la perspective d’une nuit blanche, entourée de toutes ses photos ne l’enchantait guère. Elle savait pertinemment que la vue seule de sa chambre sombre la ramènerait à la réalité, et le sourire qui s’était étalé sur son visage durant les trois dernières heures s’effacerait, lui laissant un vide dans le cœur. De plus, le Nagoya Dôme vibrait encore de la musique qu’il avait encaissé durant la soirée, et la jeune fille était quasiment sûre qu’en collant son oreille contre le sol, elle distinguerait quelques notes ou bribes de paroles.

     Mais voilà.

Le concert était fini, la réalité l’avait frappée au visage, comme l’aurait fait la branche d’un arbre un jour de grand vent, et la musique qu’elle aurait écoutée inlassablement ne résonnerait sans doute plus jamais dans ses oreilles, le nom même du groupe lui étant inconnu.

     Le clac métallique de quelque chose tombant par-terre la tira hors de ses pensées, et la jeune nippone s’accroupit prudemment pour ne pas cogner sa guitare. A la recherche de la source du bruit, ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle trouva l’objet de son exploration.

A –Qu’est-ce que…

Ce qu’elle tenait à présent dans sa main n’était autre qu’un médiator, diffusant les différentes couleurs de l’arc-en-ciel en fonction de la lumière. Médiator qu’elle avait pu voir dans les mains du guitariste une demi-heure plus tôt.

A –Il ne l’a quand même pas…

   La phrase mourut dans sa gorge.

   Si cela n’avait été qu’un doute, elle en était sûre maintenant : le guitariste l’avait perdu. Elle n’avait pas souvenir qu’il l’ait jeté dans la foule, et l’objet en question était poli de manière si intense qu’il témoignait des heures passées à l’utiliser, et de son ancienneté. Ashii ne connaissait que trop bien ce sentiment de désarroi lorsque l’on perdait ne serait-ce que quelque chose d’aussi petit, et pourtant si important parfois.

   Sa main effleura son pendentif, un médiator, muée par un réflexe inconscient, et ses lèvres articulèrent les deux syllabes qu’elle s’était pourtant juré de ne pas prononcer aujourd’hui.

A –Shuji…

   Une voix la stoppa net dans ses pensées, chassant certaines images qui commençaient à lui revenir en mémoire.

–Excusez-moi mademoiselle, mais il va falloir que vous sortiez.

   La personne en question n’était autre qu’un gardien de sécurité qui semblait enfin avoir perçu la présence de la jeune fille. La phrase franchit les lèvres de celle-ci avant même qu’elle n’ait le temps d’y penser.

   Tentative de repousser son retour encore une fois, ou infime espoir inconscient qui pourrait la mener quelque part ?

A –Est-ce que le groupe est encore là ?

–Le groupe ? répéta-t-il, les yeux grands ouverts.

   A moins de se tromper grandement, Ashii devina qu’elle passait désormais pour une fan acharnée. Cependant, l’homme en noir abandonna sa tête d’ahuri détraqué assez rapidement et daigna répondre à sa question.

–Vraiment désolé, mais le groupe est déjà reparti à Tokyo depuis un bon quart d’heure.

A –Tokyo ?! s’exclama-t-elle, interloquée. Mais c’est super grand !

–Bien sûr que c’est grand ! répliqua-t-il en souriant. Après, tout le monde sait qu’ils habitent dans l’arrondissement du Tokyo Dôme, près du Koishikawa Kôrakuen, mais impossible d’être plus précis. Si vous voulez bien m’excuser…

   Il s’inclina brièvement, et repartit une fois qu’Ashii lui ait rendu son salut d’un signe de tête. La jeune femme soupira, les idées se bousculant dans sa tête.

   De toute façon, elle n’avait plus rien à perdre.

__________

A –Qu’est-ce qui m’a pris… gémit Ashii, l’air abattue par le travail qui l’attendait.

   La nippone se trouvait désormais devant le Tokyo Dôme, et le métro qui l’avait amenée ici était déjà reparti. Sans compter qu’il pleuvait.

   Elle aurait très bien pu rester chez elle, à Nagoya. Elle aurait très bien pu garder le médiator, et ignorer les cris de protestation de sa conscience qui lui intimait d’aller le rendre sans plus tarder.

   Mais voilà.

   Son âme de guitariste avait pris le dessus, la peur de se retrouver face à sa solitude avait été encore plus forte, et en moins de temps qu’il ne fallait pour dire « Tokyo », elle s’était retrouvée dans ce foutu arrondissement aussi grand que le vide sidéral qui servait de cerveau à l’inventeur du coupe-œuf qui ne coupe même pas les œufs.

A –Bon ben… Ikuzo !

__________

   Une heure.

   Cela faisait une heure qu’elle tournait et virait dans Bunkyô-ku.

   Et cela faisait sans doute vingt bonnes minutes qu’elle était perdue dans ce quartier sombre où personne ne semblait habiter.

   Perdue, transie de froid, un médiator qui ne lui appartenait pas dans une main, et sa guitare sur l’épaule qui ne lui était d’aucune utilité en ce moment précis. Vous parlez d’une situation…

A –Minuit … constata-t-elle, amère, en jetant un coup d’œil rapide à l’écran de son portable.

   Ca y est.

   Cela faisait trois ans que tout était arrivé.

    Et elle était à présent aussi âgée que Lui.

   Ashii avait l’esprit tellement occupé par tous ses souvenirs, qu’elle en bouscula un jeune homme. La jeune fille murmura un « sumimasen » sans lever les yeux, et continua sa route.

   Elle s’affala deux mètres plus loin, une marche s’étant sournoisement glissée sous sa botte noire en cuir.

A –NEEEEE !

   S’ensuivit une série de jurons, tellement plus poétiques que l’habituelle prose descriptive et ronflante de la nature qui pioupioute, des brins d’herbes qui dansent dans la rosée fraîche du matin, et des moineaux qui gazouillent gaiement sur leur foutue branche qui ne se décide pas à casser, mettant fin à ce vacarme mielleux pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

A –Kuso ! Putain de bordel de merde ! Oh et puis flûte ! Il se démerde pour son médiator, moi je ne bouge plus !

   Elle essuya ses mains trempées sur son grand gilet à capuche en laine grise -trempé lui aussi- et leva légèrement les yeux.

   Pour tomber sur une paire de converses oranges flashy. Si seulement il n’y avait eu que ces converses…

   Désormais, elle pouvait compter en tout et pour tout six paires de chaussures.

   Six.

   Ce nombre lui disait quelque chose…

   Elle se releva d’un bond, remit sa guitare en place, et croisa le regard du propriétaire des converses orange. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle reconnut le guitariste.

A –OMAE ! hurla-t-elle si fort, que le groupe en recula.

   Elle commença à lui marteler le buste du plat de la main, tout en lui criant à moitié-même carrément- dessus.

A –Toi toi toi je vais te tuer ! Je me suis paumée dans ce foutu quartier, il est super tard et en plus il pleut ! Tout ça à cause de toi !

   Elle sembla se calmer et soupira. L’essentiel était de l’avoir trouvé. Elle farfouilla dans la poche de son gilet et tendit la main vers lui, le médiator dans sa paume.

Ya –Maaa tu l’as retrouvé !! Arigatô gozaimasu ! s’écria-t-il en se précipitant sur l’objet.

   Après l’avoir embrassé une bonne dizaine de fois, il serra Ashii dans ses bras tellement fort que celle-ci crut qu’elle allait mourir étouffée.

Mar –Ano… Yassu… Evite de la faire crever quand même… lança celui qu’elle avait reconnu comme étant le bassiste.

Ya –Anooo… Gomen… s’excusa Yassu en libérant la jeune fille, l’air penaud.

   Celle-ci fit un signe de tête pour le rassurer, et entreprit de remettre correctement sa guitare sur le dos. Malgré tout, elle pouvait sentir leur regard braqué sur elle.

A –Bon et bien… J’ai fait ma bonne action, plutôt pas mal… Heureuse de vous avoir rencontrés !  termina-t-elle, tout en s’inclinant rapidement.

   Ce ne fut que lorsqu’elle avait commencé à avancer vers le carrefour qui se trouvait derrière elle lors de leur rencontre, que l’un d’entre eux réagit.

B –Hey, l’interpela celui qui portait une mitaine, t’as pas besoin qu’on te raccompagne ?

   Ashii se retourna, un sourire sur les lèvres, ses cheveux blancs dégoulinant d’eau tombant devant ses yeux gris.

A –Je suis venue seule, je repartirais seule. Fière et libre.

   Un signe de la main, et elle commença à traverser la rue, le visage toujours éclairé par son sourire.

   Ce fut la voiture venue d’on ne sait où qui le fit disparaître.

   Tout semblait s’être stoppé.

   Le temps, la pluie, les respirations, les mouvements.

   Ashii vit le véhicule avancer, vers elle, inexorablement, telle une vague invincible. Comme si toute tentative de survie était inutile. Comme si le passé avait décidé de revenir, le scénario se répétant encore et encore.

   La jeune femme n’entendit même pas le « attention » strident hurlé par le groupe, comme si un simple cri aurait suffit à la sauver.

   A vrai dire, derrière ses yeux vidés de toute expression, une violente tempête faisait rage sous son crâne.

   Elle avait juste à rester là.

   A ne pas bouger.

   Elle voulait juste Le revoir…

   Mais avait-elle le droit d’embrasser ainsi la mort au lieu de fuir un futur incertain ? N’avait-elle pas à se battre, comme Lui l’avait fait pour elle ? Vivre l’effrayait-elle tant que ça, au point d’abandonner sa bataille, et de se faire honte elle-même en négligeant cette force qui la caractérisait tant ?

 

« Kibou no uta… »

 

   Une seconde. C’est le temps qu’il lui fallut pour prendre sa décision, alors que la voiture avançait toujours. Le bonheur ne servait à rien si on ne se battait pas pour lui.

   La jeune fille se jeta sur le trottoir d’en face à l’ultime moment. Cependant, le véhicule la frôla au flanc gauche, lui arrachant une plainte sourde, et elle alla rouler deux mètres plus loin.

   Ca aurait pu s’arrêter là.

   Mais non.

   Un craquement sinistre se fit entendre, la faisant relever la tête, les yeux écarquillés et refusant d’admettre ce qu’elle venait de voir. Alors que la voiture freinait, Ashii se précipita vers ce qui restait de son instrument de musique, la bouche figée dans un hurlement horrifié qui refusait de sortir.

   La guitare gisait sur le bitume, en trois morceaux.

   Ses notes s’étaient définitivement perdues.

A –SHUJIII !

   Le nom avait franchi inconsciemment ses lèvres, mais elle s’en moquait. Elle ne remarqua pas non plus le batteur et le bassiste qui avaient accouru à côté d’elle pour la relever. Elle avait les yeux trop brouillés par les larmes pour croire quelque chose, et le cœur trop déchiré pour refuser leur aide.

   Elle avait trop mal.

–Hey toi ! l’interpela le conducteur de la voiture. Ouais toi ! réitéra-t-il lorsqu’elle se retourna vers lui. T’as vu c’que t’as fait à ma voiture ?! Putain en plus j’parie que ta guitare de merde a bousillé mes pneus !

   La jeune femme cligna plusieurs fois des yeux, et se délogea doucement du support que lui offraient les deux musiciens à côté d’elle.

   Elle n’hésita même pas.

   La japonaise fonça sur l’homme en costume, et lui balança son poing dans la figure si violemment qu’il en tomba par terre. Elle était prête à recommencer, mais le groupe arriva en courant afin de la ceinturer, avec beaucoup de difficultés à vrai dire.

A –Ma guitare de merde ? Ta voiture ? Tes pneus ? cria-t-elle tout en se débattant, à moitié. Mais fermez-là un peu, toi, ta voiture et tes sous ! Vous les riches, vous me dégoûtez à vous croire au-dessus de tout le monde ! Reconsidérez les autres au lieu de les écraser comme si c’était de la merde !

   Elle avait cessé de se démener, mais la haine se lisait clairement sur son visage, et il était fort probable qu’elle frapperait l’homme à nouveau si elle avait eu la liberté totale de ses mouvements. Elle consentit enfin à se retourner pour suivre les garçons qui la tiraient, mais un mastodonte -sans doute un garde du corps- sortit à son tour du véhicule.

–C’est ça, casse-toi sale chieuse ! Grosse conne ! Salope !

   Si Ashii avait supporté toute la série d’insultes sans broncher, elle tiqua à la dernière. La jeune femme fit demi-tour, bouscula violemment les trois musiciens qui fermaient la marche, et se rua sur celui qui avait parlé pour le frapper, un air meurtrier scotché au visage.

   Si le « gorille » avait mal, il ne le montra pas et traduisit plutôt sa douleur par une riposte fulgurante au visage d’Ashii. Celle-ci s’effondra sur le sol, inconsciente.

   Les deux hommes remontèrent dans la voiture qui démarra en trombe, le silence retombant enfin, seulement troublé par le bruit de la pluie. Les six jeunes hommes étaient trempés à présent, et ils contemplaient le corps inanimé d’Ashii étendu par terre. La pluie ruisselait sur son visage, se mêlant au sang qui coulait.

   Après tout, il était peut-être préférable que la jeune fille soit inconsciente. Ainsi, elle n’aurait pas vu à qu’elle point sa guitare et elle étaient brisées.

   Tout comme sa vie.

__________

   Ashii ouvrit les yeux brusquement. Le cauchemard qu’elle venait de faire était trop horrible pour être vrai. Elle se redressa brusquement afin de reprendre sa respiration. Bon dieu, pourvu que cette journée si « spéciale » ne se déroule pas comme ça…

A –En tout cas, c’est décidé, je reste chez moi aujourd’hui ! Je ne veux surtout pas prendre le risque de…

   Elle se stoppa net, le corps secoué par un hoquet de surprise. Ce n’était pas son lit ! Et la pièce dans laquelle elle se trouvait lui était totalement inconnue !

A –Ce cauchemard… gémit-elle.

   Ce n’en était pas un ! Elle était prête à fondre en larmes, lorsqu’une phrase ressurgissant du passé lui revint en mémoire.

 

« Ashii… Ma vieille, t’as intérêt à faire honneur à ce prénom ! »

 

A –Promis… murmura-t-elle, les mains crispées sur son médiator.

   Ce fut seulement une fois le rythme de son cœur revenu à la normale que la jeune femme se rendit compte qu’elle portait en tout et pour tout… un débardeur par-dessus ses sous-vêtements et un shorty noir.

A –Yabeee c’est pas vrai… geignit-elle en ramenant dans un réflexe la couverture jusque sous son cou.

   Le panneau de bois de sa chambre coulissa, la faisant sursauter, et la tête de Yassu apparut dans l’embrasure de la porte. Son visage s’éclaira lorsqu’il vit qu’Ashii était réveillée. Il disparut aussitôt, faisant place à ses cris qui résonnèrent dans tout l’appartement.

Ya –Hey minna elle s’est réveillée !

   Deux secondes plus tard, tout le groupe se trouvait dans la chambre, et la jeune femme fit aussitôt bombardée de questions.

B –T’as faim ?

Mar –T’as soif ?

Ya –Pas trop froid ?

Yo –Tu veux quelque chose ?

R –T’as mal quelque part ?

Ta –T’as pas trop chaud ?

   Ashii fut vite débordée sous cette déferlante de questions, et, ne sachant quoi répondre, préféra poser son interrogation à elle.

A –Que… Qu’est-ce qui s’est passé exactement ?

   La joie d’avoir une invitée surprise déserta leur visage, et laissa place à la tristesse.

Mar –Yuu… ? amorça le bassiste, laissant sa demande en suspend.

   Le dénommé Yuu acquiesça et commença le récit.

Yo –Tu t’es effondrée par terre, et les deux hommes sont remontés dans la voiture à toute vitesse pour s’enfuir. On pensait t’emmener à l’hôpital, mais Ryo et Maru -il désigna le jeune homme aux cheveux noirs et le bassiste- y sont allergiques. On t’a donc ramenée ici, on a appelé la sœur de Yassu qui est infirmière et elle s’est occupée des blessures que tu as au ventre et à la tête…

    Ashii porta aussitôt la main à sa joue, et ses doigts frôlèrent le toucher rugueux d’un large pansement.

Yo –… et puis c’est tout, termina-t-il dans un murmure.

   Non, ce n’était pas tout. Il avait oublié un détail. Et ce détail, Ashii venait de l’apercevoir, sur une table basse, dissimulé sous une couverture.

   La jeune fille se leva difficilement, faisant fi du peu de vêtements qu’elle portait, et marcha en chancelant en direction de la table. Yuu s’avança aussitôt pour l’aider, mais elle le repoussa doucement, préférant garder sa douleur pour elle-même.

   La jeune femme se posa à genoux lentement, et déplia le morceau de tissu tout aussi rapidement.

Son visage ne laissa transparaître aucune émotion, aucun sentiment lorsqu’elle découvrit l’objet brisé. Elle se contenta de l’observer, comme si ce n’était plus qu’une chose stupide et inutile. Comme si elle avait accepté le devenir de ce souvenir et avait refusé de se battre pour qu’il en soit autrement. Comme si cette chanson de l’espoir n’avait pas réussi à sauver les deux vies qui se trouvaient en Ashii. Comme si cette chanson de l’espoir n’avait gardé que l’âme de la jeune fille, et avait décidé de se débarrasser de l’autre, une bonne fois pour toutes, après trois ans à partager son cœur et sa tête avec Lui pour qu’Il ne disparaisse jamais totalement.

   Sans sanglots. Sans pleurs. Sans larmes. Juste une souffrance infinie perceptible dans chacun de ses gestes.

   Elle aurait pu hurler.

   Elle aurait pu pleurer.

   Elle aurait pu exploser.

   Chacun des membres du groupe s’attendait à ce que le désespoir la gagne et la fasse bouger. A vrai dire c’est ce qu’ils espéraient tous. Car la voir ainsi, immobile, devant l’origine de sa douleur leur donnait l’impression qu’elle était morte.

   Un cadavre laissé là, un corps tellement surpris par la mort qu’il s’en était figé dans sa dernière expression. Une victime laissée à l’abandon à la vue de tous, devant son propre meurtrier. C’était l’unique impression qu’ils avaient dans leur tête désormais.

   La jeune femme esquissa son premier geste, son immobilité semblant avoir duré une éternité. Mais ce geste, ce ne fut pas pour s’essuyer les joues comme ils le pensaient tous, car ses yeux étaient aussi secs qu’un désert.

   Elle ne pouvait plus pleurer.

   Elle ne savait plus pleurer.

   Elle ne voulait plus pleurer.

   La jeune femme avança sa main vers l’instrument brisé. Elle caressa lentement les cordes, comme pour s’assurer de la réalité de la guitare. Elle attrapa doucement un bout du manche qui s’était détaché, et l’observa longuement. Avant de le serrer dans son poing. Le bois se fissura, puis se disloqua en morceaux, sous les yeux effrayés du groupe. A vrai dire, seule Ashii n’avait pas bougé. Elle contempla un instant les bouts qui restaient dans sa main, puis renversa celle-ci, faisant tomber les restes de bois sur la table.

A –Je crois que… commença-t-elle, mais sa phrase refusa de se terminer.

   Elle leva les yeux vers le groupe. Celui-ci fut stupéfait par la détermination qu’il pouvait lire dans son regard.

A –Je crois que la partie est finie, acheva-t-elle, et, d’un geste brusque, elle balayait la table de son bras, envoyant valser par terre les morceaux d’instruments.

   Le message était clair. Elle se battrait jusqu’au bout, quoiqu’il arrive.

   Parce qu’elle le devait.

   Et parce qu’elle le voulait.

   Pour Lui.

 

   Ashii n’avait rien dit lorsqu’ils lui  avaient annoncée qu’ils allaient se coucher. Elle était restée assise devant sa table, et dieu seul sait combien de temps cela avait duré.

   Quoiqu’il en soit, les garçons s’étaient endormis avec une drôle d’impression sur le cœur. Le sentiment qu’ils avaient rencontré quelqu’un de différent. Un tel recul, un tel détachement, une telle force…

   Différente.

   Elle l’était.

__________

A –Itaiii… Saloperie de pansement !

   Ashii souffla un grand coup pour ne pas étriper le bout d’adhésif et enfila ses vêtements. Elle s’était réveillée en pleine forme, et avait pris une douche dans la salle de bains jouxtant sa chambre, malgré son flanc gauche qui la lançait sérieusement.

   Après s’être coiffée, maquillée et habillée convenablement -du moins ce qu’elle estimait être convenable-, la jeune femme ramassa les morceaux de bois qui jonchaient le sol, et les fourra dans un sac plastique qui traînait dans le coin.

A –Va falloir que je décide de ton sort… Oh et puis je verrai ça plus tard ! conclut-elle en glissant le sac sous le lit à grands coups de pieds.

   Elle se stoppa un instant, surprise par la bonne humeur qui l’habitait. Elle avisa un miroir, et finit par se planter devant, redoutant ce qu’elle allait voir.

A -Uso…

   Depuis quand savait-elle sourire à nouveau ? Depuis quand ses yeux ne lui faisaient plus aussi mal ? Que lui était-il arrivé pour que sa vie se transforme aussi soudainement ? Cela faisait tellement longtemps que sa vie avait perdu toutes ses couleurs… Vivre à nouveau lui était totalement inconnu et effrayant à la fois. Demo… Un sourire heureux se dessina sur son visage, témoignage de sa transformation due à son changement d’environnement. Si la vie avait un tel goût de bonheur, alors elle comptait bien la croquer à nouveau à pleines dents. Ceux qu’elle avait rencontrés la veille avaient réellement un pouvoir magique…

   Elle remit la couverture en place, estima qu’il faisait assez  bon pour rester en mini jupe plissée, loose socks et débardeur noir à large bretelles, et se décida enfin à sortir. Elle fit coulisser la porte et tomba sur un hall. On pouvait voir sur sa droite partir un couloir qui tournait à angle droit, menant à l’entrée. En tournant la tête de l’autre côté, Ashii découvrit une autre porte encastrée dans le même mur que le sien, et une troisième était posée dans celui de gauche. Enfin, deux grandes portes en  verre brouillé lui faisaient face, et l’on pouvait distinguer des voix et des rires qui s’échappaient de la pièce dissimulée derrière.

   La jeune femme fit coulisser doucement l’un des panneaux, et passa sa tête dans l’ouverture ainsi créée.

A –Ohayo ! lança-t-elle de vive voix, son enthousiasme et sa spontanéité renaissants ressortant plus que jamais.

Ts –Ohayo ! lui répondirent avec le même engouement les six garçons assis autour d’une grande table basse rectangulaire, qui foisonnait de nourriture.

Ya –Bien dormi ? demanda Yassu tout en engloutissant une énorme quantité de riz, exploit assez splendide à vrai dire.

A –Super bien ! Je n’ai jamais… Haaan des takoyaki !! s’exclama-t-elle en apercevant le plat rempli de petites boules, et ses yeux se mirent à briller d’une lueur affamée.

Mar –Si jamais t’as faim… dit Maru en rigolant, désignant une place au bout où l’attendait déjà un bol plein de riz, un autre rempli de soupe au soja et enfin une assiette où trônaient des morceaux de poisson grillé et de légumes au vinaigre.

   La jeune femme se précipita à sa place, et commença à dévorer son petit déjeuner et prenant bien soin de ne rien laisser traîner dans ses bols.

Ta –Et ben, ça faisait longtemps que t’avais pas mangé ou quoi ?? s’exclama le batteur, les yeux écarquillés.

   Ashii se dépêcha d’avaler son morceau de poisson afin de répondre, car, à vrai dire, tous les membres du groupe s’étaient arrêtés de manger, les baguettes en l’air, et les yeux fixés sur cette jeune femme à l’appétit plus extraordinaire que le leur.

A –Depuis hier soir, pourquoi ?

Ts –Ben euuuh…

A –Je crève toujours de faim au petit-déjeuner, et de toute façon dès qu’il s’agit de manger je ne vois pas pourquoi je devrais me retenir ! expliqua-t-elle, un grand sourire aux lèvres.

B –Alors là, tu… commença le leader, mais sa phrase se perdit dans un coup de tonnerre retentissant, et le courant se coupa aussitôt.

   Ashii lâcha à contrecœur son bol de riz, et, voyant que personne ne bougeait, se leva afin d’ouvrir le volet de la porte-fenêtre située derrière elle. L’ouverture ne procura pas autant de lumière qu’elle espérait, le ciel étant noir et la pluie battant venant ricocher sur la vitre.

Mar –Le compteur se trouve au rez-de-chaussée, si quelqu’un a le courage… lança Maru à tout hasard.

   Etrangement, toutes les têtes se tournèrent vers Ashii.

A –Vous allez rire mais… j’ai peur du noir…

   Son argument ne sembla pas suffire, et deux secondes plus tard elle se retrouva sur le palier, une lampe de poche dans la main.

Yo –Tu m’expliques ce que je fous là ?

   Ashii se tourna vers Yuu, un grand sourire aux lèvres. Elle l’avait attrapé par le bras juste avant de se retrouver dehors, histoire de ne pas se sentir trop seule dans cet immeuble vide et tout noir.

A –Allez ikuzo ! lança-t-elle tout en commençant dévaler les escaliers, suivie par un Yuu grommelant.

   Alors que les deux électriciens en herbe descendaient dans les profondeurs obscures de l’immeuble, le reste du groupe rigolait doucement d’avoir réussi à échapper à la corvée rallumage des lumières, chacun ayant une trouille bleue du noir.

R –Hey, où est Yuu ?? s’exclama Ryo.

__________

   Le courant fut remis normalement, et la journée passa dans les présentations- « Ashii. Hasegawa Ashii. » - et les questions sur la jeune fille- « Vingt ans, Nagoya, accro à la nourriture et à la musique, toujours prête à faire n’importe quoi… Ca va comme description ? » -, ainsi que celles concernant le groupe –celui-ci avait perdu deux membres récemment, l’un étant suspendu et l’autre ayant du arrêter à cause d’un problème de cœur, ce qui expliquait la chambre libre occupée par la jeune fille- sans compter certaines révélations.

Mar –Genre tu connais pas les Kanjani8 ?! s’exclama Maru, déconcerté.

   La jeune fille secoua négativement la tête.

Mar –Mais… Mais… Mais c’est impossible ! s’écria-t-il à nouveau, comme la fin du monde était arrivée.

   Ashii eut un sourire narquois et avala une boulette de riz.

A –Je ne connais quasiment pas la musique japonaise, j’écoute surtout des groupes anglais, français… Dans ce coin-là ! C’est Shuji qui me les a fait découvrir, à force de faire des recherches sur ce style de musique.

R -D'accord... Mais dans ces cas-là, comment tu as fait pour te retrouver à notre concert?

   La jeune femme sembla gênée un instant, mais son sourire refit vite surface.

A –Je ne savais vraiment pas quoi faire hier, et je ne voulais pas passer ma soirée toute seule chez moi… Alors je suis allée à la salle de concert prendre un ticket pour le soir même, en me disant qu’après tout ça me changerait les idées, et qu’au pire je me ferais chier avec une musique pourrie !

   Elle se figea en voyant les mines effrayées du groupe, et se reprit aussitôt.

A –Aaah mais vous inquiétez pas, elle était géniale votre musique ! s’exclama-t-elle en engouffrant à nouveau un onigiri. Maaa oishii !!

   Tout le monde explosa de rire, Ashii la première.

   Les garçons étaient conscients que sa présence avait amené quelque chose d’important, peut-être bien plus qu’ils ne le pensaient.

_______________________________

 

Eeeet voilà!!! [je vous dis pas comment j'ai galérer pour refaire la mise en page overblog m'a tout foutu en l'air >.<]

Bon bah la suite euh... Pas avant 4 semaines gomen, mais départ vendredi pour une semaine de glandage foireux suivie de 3 semaines de pur bonheur intense![et personnellement si ces quatre semaines pouvaient devenir mon année scolaire, ça m'arrangerait beaucoup...]

 

Ja ne!



Par Ashii - Publié dans : Hokoridakai te Jiyûna
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 22:29
Ohayou gozaimasu!

Et voilà, après un an de souffritude intense due à l'écriture de cette fic (et j'exagère à peine...) je vais ENFIN pouvoir la publier.
Et ouais, comme quoi même si je me dmandais si j'arriverais à la terminer avant de partir... Bah comme quoi ^^ (j'en connais une qui doit être contente xD... Mais qui va sans doute me détester de ne pas lui avoir dit qu'elle aurait pu commencer à lire juste après son retour de Chine et avant son départ pour l'île de Ré!! xD)

Enfin bref, maintenant que je l'ai en entière, remasterisée (enfin... première remastersation, puisque je subodore que d'autres vont suivre...) on va pouvoir posterà toute volée (en réalité je nesas strictemen pas à quelle fréquence je vais poster, vue qu'elle est déjà toute prête, mais tout balancer d'un coup... Je préfère torturer les lecteurs xD)

Donc donc donc, cette histoire sera née il y a plus d'un an (à partir d'une idée qui aurait dû correspondre à un auter groupe de musique, maiiis par le plus grand des hasard [et un visionnage d'Ichi Rittoru no Namida] j'ai découvert les Kanjani8... et forcément je n'ai pas pu m'empêcher de scénariser un petit coup sur eux!)
C'est la plus longue histoire que j'ai écrite, avec autant de recherches et de mises au point à faire (allez vous balader dans Tokyo avec google map en 3D et à vous casser le cul à trouver un immeuble approprié ou le magasin Sofmap!)

J'avoue qu'elle aura beaucoup évolué au fil du temps (aah c'est sûr qu'après l'été dernier et la révélation mystique de l'Homme au regard puissant... Tu connais pas? Dommage!) enfin bref. Après moultes remaniement des personnages, quelques agrandissements de ma culture japonaise au profit du scénario, de nombreux ajouts parfois non contrôlés qui collaient heureusement à merveille et j'avoue une ou deux crises de rage qui m'ont faillie faire abandonner, la voilà enfin fini (je ne saurai dire si c'est à mon grand soulagement, j'avoue que depuis que je l'ai terminée je m'emmerde comme pas possible...)
BREF.

J'espère que vous allez enjoyer tout ça (et si ça plait pas bah c'est pareil!), autant que moi j'ai aimé l'écrire (malgré quelques passages avec mouchoirs -D)

WARNING le personnage d'Ashii m'appartient totalement (n'à moiiii!!!), j'ai passé toute l'année à l'élaborer et à la faire évoluer, j'aime beaucoup ce personnage alors attention, la première bouse de vache venue qui vient me copyrighter un coup, j'me fais des jartelles avec ses tripes! Et de couleur orange! Niark!

[précision: je vais poster par "chapitres", mais en réalité ce sont plutôt des "idées" qu'autre chose. En fait, en général j'ai une idée précise d'un événement [ou d'une série d'événements étroitements liés] et donc j'écris la partie de l'histoire qui correspond à cette idée et qui devient par la suite un chapitre. Vous comprendrez donc la différence de taille entre certains chapitres (le plus court fait 4 pages, le plus long 27...)]

Enjoy!!!


(postage demain flemme profonde ce soir de tout relire -D d'autant plus que je suis en plein épisode de Star King, alors entre me crever les yeux à me relire une énième fois et me crever les yeux à regarder Eeteuk et Nichkhun faire les cons, y a pas photos...)
Par Ashii - Publié dans : Hokoridakai te Jiyûna
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 22:55
Warf...
Hontoni saite x_x
Parfois je me demande bien pourquoi j'ai un blog si c'est pour y foutre mon nez une fois par an... Sans doute pour  y poster un article tous les 36 du mois histoire de ne pas avoir à tout gueuler en public sans que le gens ne comprennent rien...

"nanimo wakatenai..."

Que voulez-vous, je suis ultrabizarre, je l'ai toujours été et je le resterais parce que j'aime ça. Même si parfois en me couchant je me demande ce que je suis vraiment. Une lycéenne qui veut juste se casser de son pays pour aller dans le monde qui lui correspond et qui s'appelle le Japon. Une fille qui adore écrire, qui adore les sciences et rêve de passer sa vie les mains dans le cambouis en train de tripatouiller un moteur. L'asosciable de service qui est incapable de se lier avec les gens qui ne lui ressemblent pas, puisque de toute façon ils n'ont rien en commun.

Ou plutôt quequ'un qui passe son temps à imaginer qu'elle vit au  Ja pon ou en Corée, avec des amis imaginaires auxquelles elle parle même s'il n 'y a personne en face d'elle. Prisonnière de ma propre imagination je crois. Je voudrais juste pouvoir profiter de ce qui m'entoure sans aucun regret. Demo... Tout ce que je désire au final se trouve là-bas.
Nihon ni...

"Arrête de rêver!"

Demo, c'est comme ça que je m'en sors, ne? Souvent, les gens s'imaginent qu'il s'agit d'une connerie, juste une phrase en l'air, lâchée comme ça pour les impressionner et montrer à quel point on peut paraître sûr de soi.
Demo, quand cette phrase devient réelle et indispensable, quand elle trahit tout ce qu'on pense...
Qui aura véritablement compris, si ce n'est Elle, que cette phrase signifie une échappatoire pour moi? Je ne suis pas faite pour ce monde-ci. Trop différents. Je ne suis pas tombée dans le bon monde. Je veux juste Mon monde à moi, avec la culture qui me correspond.
Les gens ont du mal à comprendre... Demo, le sentiment de ne pas être à sa place et de ne jamais pouvoir l'être est quelque chose d'horriblement fort. Juste l'impression que les gens autour de vous ne sont pas fait pour vous.
J'en ai marre de ne voir personne se saluer comme je le voudrais. J'en ai marre d'entendre du français à tout bout de champ. J'en ai marre de ne voir personne remercier les autres pour son propre repas. J'en ai marre de ne voir personne s'émouvoir face à quelqu'un qui s'agenouille.

Je suis trop asociable. Demo, je ne veux pas recommencer les mêmes expériences. Se retrouver seule, et inspirer la pitié aux autres alors qu'on a choisi son propre destin. Voir des gens venir vous parler tout ça parce qu'ils s'en sentent obligés. Ils vous invitent à manger avec, et malgré ce que vous redoutez,vous acceptez parce que vous avez beau paraître forts, la solitude peut devenir parfois trop pesante. Et puis, vous avez l'impression d'avoir trouvé votre place.
Saken ja nai.
Alors que vous vous apprêtez à les suivre une fois de plus, ils vous balancent avec un air gêné qu'ils aimeraient bien être entre eux.
"Depuis combien de temps ça vous trottait dans la tête? Depuis combien de temps je vous gêne?"

Si vous ne voulez pas de moi, dites-le. S'il y a bien quelque chose que je supporte aussi peu que l'intolérance, c'est l'hypocrisie et les gens qui ont la trouille de dire ce qu'ils pensent. Pas envie d'être avec des gens qui ne veulent pas de moi.

Ces trois Semaines passées ont été les plus belles de toute l'année. Comme d'habitude. Comme si je reprenais ma vie, après l'avoir mise en pause durant quarante-neuf semaines. Les larmes qui montent aux yeux rien qu'en regardant le paysage, une musique si joyeuse et pourtant si triste dans les oreilles, et le coeur qui bat à fond. Rien qu'à l'odeur, rien qu'au bruit, rien qu'au sol si spécial, et au bleu du ciel que je n'arrive pas à retrouver ailleurs.En profiter un maximum. Vivre la dernière journée à fond pour ne pas penser au lendemain. Etre avec Elle, et oublier tout le reste. Voilà tout ce que je demande.

Et puis rentrer. Les larmes que j'attendais n'ont pas encore coulées, demo l'envie de me battre face aux autres l'emporte sans doute sur la tristesse. Tant que je ne suis pas seule avec ces musiques dans les oreilles, mes yeux se contenteront de briller.
Ore wa hitori ja nai. Desho?
Même si les scénarios vont se multiplier, même si je vais m'entourer encore et toujours plus de personnes invisibles et m'inventer une vie qui n'est pas la mienne, au moins je saurais comment résister à l'envie de tout abandonner. Parce qu'Elle est là à l'autre bout du fil, et que cette vie créée de toute pièce me semble réelle.

Parce qu'on n'a sans doute pas la même couleur.

"Arrête de ne penser qu'à toi!"

Demo, à qui voulez-vous que je pense quand je suis toute seule?

"Et les gens autour de toi?"

Autant crier dans une pièce bondée sans que les gens ne vous entendent. Physiquement, on est rarement seul. Demo, c'est l'esprit qui contrôle le corps, et pas l'inverse. Je ne me suis réellement sentie bien que lors de cette semaine près du chemin de fer accompagnées d'un parapluie transparent, ce dernier jour à la cantine, et lors de ce week-end proche de mon monde.
Da-kara, quitte à ce que les autres me détestent, quitte à ce que je mérite réellement mon titre d'asociable, quitte à ce que les critiques et les regards méprisants fusent,  je resterai avec ceux qui me comprennent, aussi peu nombreux soient-ils.

Mieux vaut être deux à se comprendre l'un et l'autre, que d'être entourée de dix personnes qui au final ne vous voient même pas.
Invisible.
Tant mieux. Après tout, qu'est-ce qui nous lie?
Je veux juste rester avec ceux que j'ai envie. C'est tout.

Ano sa, c'est tellement étrange... Tellement peur et envie de me battre à la fois... Autant effrayée par ce qui va se passer, et pourtant autant prête à y aller jusqu'au bout, les écouteurs dans les oreilles avec mon fond sonore et un regard fou. Juste l'impression de perdre son contrôle,  le sang qui bouillonne et d'avoir perdu la raison. Pareille à une dingue bonne à enfermer, qui préfère vivre comme elle le désire, quitte à effrayer les autres.

Je ne sais même plus ce que j'écris. Juste les mots qui coulent avec la musique, l'apparence d'une folle à lier et le regard tordu. Juste comme habitée par la démence et la folie, comme si l'inconscient prenait le contrôle.
Je suis peut-être dingue, qui sait? Après tout, tous ces yeux que je dessine sans relâche, toutes ces pupilles qui m'obsèdent et qui recouvrent mes feuilles de cours, tous ces regards qui ne m'en rappellent qu'un seul et qui me disent que le mien trahit ma démence.
De quoi alimenter les analyses d'un psychiatre.
Peut-être dingue... Demo, si la folie ressemble à ça, alors je veux la garder, garder ce monde que je m'invente tous les jours, garder ces dialogues qui sont à un seul sens, garder ces regards que je destine à des gens qui ne sont même pas là.

C'est là qu'une phrase m'est revenue en tête.
"Tu sais, si tu écris des histoires, tu vas te fabriquer ta propre histoire et t'inventer un monde invisible."
A l'époque, je n'avais pas compris. Pour moi, écrire une histoire revenait à coucher sur du papier quelque chose que j'avais imaginé pour faire comme si c'était réel. C'est toujours le cas. Demo, à cette époque, je n'avais pas encore découvert le monde qui signifierait tout pour moi.
Mes histoires ont toujours été écrites pour quelqu'un d'autre. La vie de quelqu'un d'autre.
Cependant, je suis sans doute devenue l'instrument de ma propre imagination, aidée par mon éloignement de tout ce qui ne me convenait pas.
Et voilà comment la sentence incomprise a pris tout son sens et toute son importance.

Le monde invisible a vu le jour. Heureusement...Ou tant pis?

Tant mieux. Si j'ai envie de sourire, autant y arriver par mes propres moyens, aussi étranges soient-ils. Au moins, j'y arrive.

Des tas de choses peuvent nous emprisonner. On peut nous enlever notre liberté d'expression, notre liberté d'agir, de mouvement. On peut nous imposer des codes, des règles, des lois.
Même ceux qui s'enfuient hors du monde civilisé sont prisonniers. D'eux-mêmes et de la Nature. Demo, la seule chose qui restera libre à tout jamais, qu'on ne peut entraver, ou commander, c'est notre esprit.
Peut-être qu'après tout, la folie, c'est se libérer encore plus, en agissant selon les envies de notre inconscient. Da-kara, je veux pouvoir rêver jusqu'au bout, avec ce monde peuplé de gens qui n'existent pas ou qui sont bien trop loin pour que je les connaisse réellement. Un colocataire invisible, un personnage qui sort de son histoire, des gens bien trop loin pour pouvoir arriver un jour jusqu'ici...
Jamais seule.


Pas de lien entre les idées, ne... Même moi c'est ce que je me dis en me relisant. C'est vraiment bizarre... Peut-être même ridicule, ne? Mais qui est ridicule au fond?
Le fou dont on se moque car il effraye les autres par ses pensées tordues et ses actes apparemment irréfléchis, ou bien celui qui se moque du fou mais qui au fond est plus ridicule car il refuse de laisser son esprit prendre le contrôle?
Et si la folie, au final, c'était la liberté?

Nous devrions tous être fous pour être libres.

Je suis peut-être folle, qui sait... Tout dépend du point de vue.
Moi, je veux juste être libre, et Là-bas, avec Elle.
In My World.



Par Ashii - Publié dans : Eri-chan
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 19:11

Mow Mow…

 

Nya Akira SHOCK plus de six mois sans poster 0.0

Heureusement que j’fais pas pareil avec Hokori te Jiyû (quoique j’me ferais tuer à coup de parapluie transparent, c’est pas que j’aime pas ça, simplement j’ai pas envie d’en foutre partout…)

 

 

J’ai l’impression d’écrire un Nikki ^_^ (nyaaa Tomo-chan sors de là comment veux-tu que j’te défonce après, j’vais pas me défoncer moi-même, on est pas dans « Daite Senorita » non plus…)

 

C’est dingue c’qu’il s’en est passées des choses ne ?

 

Y a eu la semaine de retrouvailles avec Elle (putain c’était pas humain d’avoir autant la trouille >.<)

S’ensuivit [dans le désordre] Hana Kimi, Hana Yori Dango, Kanjani8 en boucle et scénarisage intense, bref que du bonheur.

 

 Parce que je n’aurais jamais pu pouvoir rigoler comme ça à nouveau avec Toi alors que la peur ne cessait de m’envahir l’esprit…

 

Quelques semaines à attendre, et là, là c’était bon.

 

Ile de Ré, Feux d’artifices, Cœurs qui battent et Larmes qui coulent le dernier jour (gomen, j’aurais bien évité tout ça…>.<)

 

Hana Kimi le retour, Hana Yori Dango version 2, Attention Please Final (bwaaa Ryo-chan tu sers à que dalle, retourne à Osaka à déprimer sur ton diplôme de pilote que t’as pas eu !!), Tsubasa no oreta tenshitachi saison 1…

 

Heat Up et Spirits, Heavenly Psycho et One, Naniwa Iroha Bushi et Misetekure…

 

Ashii amoureuse de Ryo, Kusano encore inconnu, Sayaendo et Weeeek…

 Putain c’est dingue comment la peur avait envahi mon esprit…Peur de Ta réaction,

peur de ce qu’On allait devenir, peur de faire ça pour la première fois de ma vie et réussir à avoir une putain de musique d’ambiance malgré moi…

Parce que je n’ai jamais cessé de me demander quelle aurait été la meilleure solution,

le dire au début ou à la fin, tout foutre en l’air ou arranger les choses…

Pour finalement voir les Larmes sur Tes joues et sourire malgré moi parce que l’Apocalypse n’était pas pour maintenant…

Puis rire, courir sous la pluie, vivre enfin sans y penser, ou juste comme un vieux souvenir qui Nous a fait grandir…

 

Retour ici ( bweuaaarkkk, mais qu’est-ce que j’fous dans c’trou paumé alors que j’pourrais tranquillement être en train de Lui apprendre à jouer Heavenly Psycho sous la tente…), découvrir l’année qui m’attends et me dire que de toutes façons, peu importe les choses qui m’arriveront, tant que j’ai Leur musique, Mon stylo et Son rire dans la tête…

 

Puis Ce Jour-là où j’ai eu l’impression d’être Pi-chan qui regarde Ashii et Ryo, le cœur serré et qui se dit qu’après tout il pouvait bien souffrir du moment qu’elle est heureuse…

Mais malgré toutes les injections de morphine le Cœur n’a jamais cessé d’avoir mal, même en tournant la tête…

 

Puis Cet autre jour-là où l’on se demande si toutes les souffrances que l’on a endurées ont servi à quelque chose alors que tout ce qui se trouve sous vos yeux vous prouve le contraire.

 

Parce que j’en ai marre. Pour résumer.

 

Parce que je ne veux plus en entendre parler. Parce que c’est pas humain de faire une telle crise de larmes dans son lit avec Cette musique dans les oreilles tout ça parce qu’on a rêvé de Ca sans le désirer réellement. Et se rendre compte que c’est ce qu’on veut.

 

Parce qu’y penser me donne mal au ventre et l’envie d’hurler la vérité.

 

Parce que j’en ai marre.

 

Parce que passer une semaine avec Elle m’a foutue une claque dans la gueule au point de Cette prise de conscience.

Parce que j’ai enfin pu Vivre pour Moi dans Notre bulle, parce que je n’ai pas pensé à tout ça une seule seconde, parce que j’aurai voulu que ça dure infiniment.

Parce que tout ce que je veux c’est rester avec Elle et me concentrer sur Kurosagi (tiens j’en ai pas encore  parlé de celui-là…)

Parce que je veux tout stopper et n’envisager mon avenir qu’avec Elle, sans tout c’qui m’a fait mal au cœur jusque là.

 

Parce que c’est tout ce que je veux, et rien d’autre. Parce que j’en ai trop marre et que je ne me sens bien qu’avec Elle. Parce que stop.

 

Ne, Lu-chan, j’t’ai même pas dit Arigatô pour le dessin…La gorge trop nouée je crois…Parce que même si j’ai les yeux qui brillent quand je le regarde, il est tellement parfait que je ne peux m’empêcher de sourire. Parce que je sais que je ne suis pas toute seule sur ce coup-là, et que le coup des yeux On le partage toutes les Deux.

Parce que j’arriverais jamais à te remercier assez pour ce dessin qui restera gravé sur ma rétine aussi longtemps que je vivrais.

Parce que tu es la seule à avoir autant réussi à retranscrire sur ce bout de papier tout ce que j’ai pu ressentir en le regardant en face.

Hontoni, arigatô. Arigatô.




Par Zoug Amag Zlong...Only Doux! - Publié dans : Eri-chan
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 20:30

"Oh Scheisse, je crois bien que mon coeur recommence à déconner..."

C'est pas ma faute.C'est pas ma faute.C'est pas ma faute.

Bouh Bouh Bouh. Encore 21 jours. Haha. 21. Broum...

Help me, I'm afraid!

Sérieux, ça ne vous est jamais arrivé ce genre de situation, où ce que vous redoutez arrive, où vous savez que ça peut très mal finir, et quand je dis très mal, je parle de six pieds sous-terre? Vous n'avez jamais eu peur de ce genre de moment où vous ne savez pas si vous réussirez à rentrer vivant chez vous? Bon dieu, mais pourquoi on fait tous des erreurs...

Et franchement,J'aimerais que tout aille mieux pour elle. Parce que la voir les larmes aux yeux ça m'a fait mal. Parce que voir à quel point tout lui tombe dessus m'emplit de rage et de colère que je ne peux même pas déverser. Parce que me rendre compte que je suis toujours aussi incapable de consoler les gens m'horrifie.

C'est beau les souhaits non?

Il y en a des puérils.
D'autres qui vous permettent de vous sentir fier de ce que vous êtes.
D'autres qui vous remplissent le coeur de joie à l'idée de les réaliser parce que vous pourrez enfin vous regarder dans une glace en vous disant que vous avez réussi.
Et il y en a qui sont tellement indispensables...que c'est à ceux-là que vous pensez tous les jours, c'est à cause de ceux-là que je vous comptez les jours sur le calendrier, que vous en parlez tout le temps et que vous vous imaginez mille scénarios possibles en sachant que quasiment aucun d'entre eux n'a la chance de réussir.



Enfin...

J'suis heureuse de pouvoir lui reparler. J'ai le coeur qui s'emballe à l'idée d'la revoir, elle et les souvenirs qu'elle amène avec. Ma p'tite mère de coeur, mon deuxième foyer, ma deuxième famille, là où je passais tant de temps. Ca fait si longtemps...

 



N'empêche, ça fait mal au coeur de devoir tout reprendre. Se rendre compte qu'on a pas mal perdu, et que les rêves qu'on se fait ne se réaliserons probablement...jamais. Alors, tant pis. Je préfère essayer encore plutôt qu'abandonner. Et même si les prochaines fois se solderont encore par une foutue envie de pleurer et de laisser tomber, J'en veux.

Parce que la glace est magique. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point elle l'est. Le crissement d'une lame, la froideur de l'air, le vent et la gorge sèche, les douleurs et les bouteilles d'eau, les conseils répétés sans relâches et toutes les précisions nous revenant en mémoire, nos mains qui comptent, nos pieds qui bougent tous seuls, la musique dans la tête, et le corps prêt à faire ce qu'il sait faire.

 Vous ne pouvez pas savoir tant que vous ne l'avez pas ressenti. Ne prétendez jamais connaître les secrets de la glace si vous n'en connaissez même pas les sensations. Ne prétendez rien. Rien.

 

 

 "Il suffit d'un frisson pour comprendre que ce que l'on a ressenti représente tout pour nous. Et que peu importe le temps qui passe, ces sensations nous manquerons toujours. Quoiqu'il arrive."

Par Zoug Amag Zlong...Only Doux! - Publié dans : Eri-chan
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 21:00

C'est dingue ce que cette foutue semaine à bien pu faire couler comme larmes...

Elles ont bien failli déborder la veille du départ,à l'arrêt de bus.

Elles ont débordé dans le car vers six heures du matin à l'idée de ne pas les revoir avant cinq jours.

Elles ont failli couler lorsque j'ai aperçu les arènes.

Elles ont failli couler lorsque je me suis retournée une dernière fois pour Les voir.

Envie de partir,envie de revenir,envie de ne rien faire hormis les voir.

Tout ça à cause de cette foutue chanson qui m'obsède,qui m'possède,qui me La rappelle,Elle et notre passé commun qui m'appelle...Cette foutue chanson que j'écoute en boucle,incapable de m'en détacher,de ne pas en tirer des souvenirs,des sensations,des envies...

Foutue chanson-Stupid song-Baka shouka...link



Il aura fallu que j'tombe sur une superbe vidéo de Yu-na Kim pour retomber complètement dingue de la glace.link
Glisser,sauter,tourner,freiner,repartir,voler,se balancer,
vivre à fond,patiner en rythme,choisir sa musique de libre,trouver les mouvements de bras,
essayer une bonne dizaine de tuniques,regarder en boucle les championnats,fouiller dans sa playlist,s'éclater sur sa musique,faire une Biellman,une arabesque,faire des twisle,des changements de pieds,
une pirouette allongée,faire des bouteilles soûles,des mohawks,des balancés,des chassés,faire des tours de piste à n'en plus finir ou des croisés sans s'arrêter,
faire tout ça parce qu'on aime ça,laisser exploser sa joie sur un solo de deux minutes ou sur un gala,sauter de joie en entendant ses notes,vivre chaque seconde de chaque moment passé sur la glace...


Tout ça grâce à des heures passés sur youtube pour regarder à n'en plus finir des vidéos sur elle,à se remettre à rêver,à avoir à nouveau la rage au ventre qui vous donne envie d'y retourner...
Grâce aussi à ma "Voisine" de rue et de cours,
parce que sans ce qu'elle m'avait dit à la patinoire,je n'aurais jamais pensé que je pouvais encore réussir à faire quelque chose de bien.

Parce que ça fait trop longtemps que je n'ai pas ressenti tout ça,trop longtemps que je me sens incapable de créer quelque chose par moi même,d'unique et d'inoubliable,parce que je m'en voulais de ne savoir rien faire de mon propre chef.

Parce que cette fois-ci,
c'est moi qui me reprends en main,qui me recrée,qui me dirige et qui me décide.

Parce que je veux peut-être trouver un moyen d'oublier tout ça,et qu'à force de le décrire comme la meilleure façon d'extérioriser,je devrais peut-être vérifier la véracité de mes dires.

La rage au ventre,l'envie d'aller jusqu'au bout,l'envie d'y arriver,l'envie de le faire.

Parce que j'en veux. 

 

Par Zoug Amag Zlong...Only Doux! - Publié dans : Eri-chan
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 18:53


 Fallait bien que j'en parle non?
Non?
Et ben tant pis!! [prrrrt...]

Alors Elle...


Autant commencer par le commencement voulez-vous? [Voulez pas?Bah c'est pareil!!]

Elle,elle a seize balais depuis le 21 mars.Bah ouais.Comme moi.Parce que,croyez le ou non,Dieu a existé c'jour-là.Pas parce qu'il a fait naître deux p'tites filles.Mais parce qu'il les a fait naître le même jour.Sans trop savoir que les cent cinquante kilomètres qui les séparaient au début finiraient par s'envoler.Sans trop savoir qu'elles se ressemblaient en tout point,et pas seulement par la date de naissance.Sans trop savoir qu'elles allaient devenir aussi proches.

Ca aurait pu mal se passer.Mais non.Le Destin en a décidé autrement.Il a fallu un vélo,un espace gris,un p'tit garçon pas si gamin que ça,un apéritif,une tente canadienne et des barbies.Vu comme ça,ça paraît étrange,mais ça ne l'est pas tant que ça.Vous ne devez pas comprendre grand-chose.Mais c'est pas grave,parce qu'Elle,elle le comprend.

Et puis,tout s'est enchaîné.Barbies,tente commune,kems ,jungle speed,uno...



Les pyramides dans la piscine,le blockaus,la maison noire,les planches en bois,une certaine bande dessinée dans le sable,les pirouettes à l'envers,les Suisses,les pendus à rallonge,les démo de guitare...



Les douches de trois heures,
les épées Durandil en boucle suivies de la Grande Vadrouille,le trou des chiottes,les savons glissés sous les parois,le shampooing à poux qui pue,les jeux de cartes sous la tente.
Les chichis,
spider cochons,Saw 1 et 2,House of Wax,Vincent dans les lavabos,le défonçage de groupies par voie télévisuelle lors de concerts également télévisuels...




"Just the same laughs."

Le coucher de soleil vu de la pyramide,les photos dans le noir,Heilig et Vergessene Kinder en boucle,les feux d'artifices et les pluies d'étoiles filantes qui s'reflètent dans nos yeux...

Tout ça,ça nous appartient.A nous.Dans notre coeur.

Ich bin nicht ich,Durch den monsun,les épées Durandil,le Coeur,les onigris...Tout ça,ça a une signification que les gens ont un peu de mal à comprendre.Tout comme ils ne comprennent pas parfois pourquoi on s'écrit des lettres aussi longues alors que ce qu'on dit dedans pourrait tenir en deux pages à peine,ils ne comprennent pas parfois pourquoi on peut passer autant de temps à se parler même lorsqu'on a rien à se dire,pourquoi tant de choses qui font que notre relation nous paraît unique.

On a aucun lien de parenté.Et c'est bien dommage.Mais croyez-moi ou non,les liens du sang ne valent pas parfois les liens du coeur.

On a pas deux coeurs,un chacune.On a un seul coeur.Le même.On le partage ce coeur,et on tient énormément à l'autre moitié.Les liens du coeur j'vous dis,les liens du coeur...

Certains diraient que c'est idiot,on ne tient pas à quelqu'un en ne le voyant que trois semaines par an.
Et si je vous disais que ces trois semaines se vivaient à cent à l'heure,si c'est trois semaines représentaient pour nous toute une vie qu'on aurait passée ensemble...Et si ils ne me croyaient toujours pas,comment expliqueriez-vous que le simple fait de penser qu'il nous reste encore plus de trois mois avant de nous voir me fasse pleurer?Comment expliqueriez-vous que ma seule peur qui puisse exister est celle de voir le coeur se briser en deux?Comment expliqueriez-vous le fait que la seule fois où Elle est partie avant moi de notre endroit à suffit à me faire prendre conscience que je ne vivais ces trois semaines que pour Elle?

C'est indescriptible,irréel,inexprimable,ineffable,indiscible.
C'est mieux
que la coupe du monde de football,qu'un paquet entier de malabars,qu'Ich bin nich' ich en live,qu'un orage sous la tente,qu'un feu d'artifice,qu'un coucher de soleil.

C'est Elle.




Par Zoug Amag Zlong...Only Doux! - Publié dans : Eri-chan
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 21:09

Argeul Argeul la populace!

Voui vous!
(c'est à toi que je parle connard,oui toi le crétin planté derrière ton écran d'ordinateur à te demander ce que tu fous sur ce putain de truc!)

Welcome to the world of a...

a ONIGRI!
 mouarkarkarkarkark!!![rire diaboliquement satanique et cruellement sadique]


Sisisisi je vous assure les boulettes de riz ont non seulement le droit de vote MAISSE [maisse maisse maisse...]maisse aussi le droit de faire des blogs! (Dany Boon sort de c'corps putain!)

Enfin disons que la boulette de riz ici présente en avait ras le cul de skyblog et de ses personnalisations de blogs qui vous foutent tout en l'air et qui vont font des mises en pages de Muèrde.

Voui de Muèrde.

Quelle vulgarité me diriez-vous.

Et bien moi je vous répondrais "la vie est ainsi faite non?" =^^=
Non?
Comment ça non?

Et bien dans ces cas-là je vous emmuèrde!(et bien profond en plus eeet TOC!)



Après toutes ces amabilités dont l'utilité est égale à celle des versions latines,autant passer à une légère petite présentation [Légère mon cul ça va encore durer trois heures me dirait ma petite conscience...]

Commençons par le commencement,begin by the euh...begin.

Jeune fille en fleur...(hey Shiguré casse-toi!)

Hum Hum...

Name:
Anooo... Pourquoi j'm'appelle pas Ashii putain de bordel de merde??!! Snurf... M'enfin, rien ne vaut le Eri-chan qui est venu tout seul ^^ Et puis, le Ashii peut bien sortir de temps en temps, ça ne va pas me déranger des masses xD

Age:
Mental ou physique??Hurk Hurk je rigauuule!!
Broum...Bientôt 18 ans ralalala c'que le temps passe...[majorité? Bwahahaha laissez moi rire, la majorité japonaisen'est qu'à 20 ans de toute façon, et puis pour ce qui est de la responsabilité... A moins maintenant on pourra faire des conneries en toute légalité yeah!!]M'enfin vous devriez mieux virer le 1...Voui môssieurs-môdames,j'ai besoin de jouer moua!J'ai besoin de m'éclater avec mes barbies dont les têtes tombent parce que je suis incapable de les coiffer sans les arracher!J'ai besoin de construire des maisons gigantesque avec mes legos!J'ai besoin de faire mumuse avec mes playmobils!J'ai besoin de lancer une balle dans mon escalier et m'amuser à la rattraper!J'ai besoin de courir comme une tarée sous la pluie alors que tout le monde se planque sous ses parapluies!J'ai besoin de rigoler en permanence parce que ça fait du bien!J'ai le droit de chanter les Walt Disney à tue-tête et de les regarder en boucle!
Bref,j'ai le droit de rester une gamine de 6 ans,parce que comme le disent si bien les enfants,le monde des adultes c'est le monde des problèmes.

Physique:
Arfeuh kof kof kof ouarg ouarg [je m'étrangle,pour les têtes de noeud qui n'auraient strictement rien compris...]
Attention lançons nous dans une description fructueuse.
1m62 et des poussières [j'y tiens à mon poussières >.<],50 kg [enfin, ça dépend si on me pèse avant les vacances ou après les vacances et un régime à la gache vendéenne... Le sucre y a que ça de vrai yeah!] cheveux noars (teintuuure!) coupés à la Kurosaki-Mizuki-japonaise-coréenne-bref-que-du-bonheur.
Tu sais pas qui c'est Kurosaki-Mizuki-japonaise-coréenne-bref-que-du-bonheur?
Et ben tant pis.
Sinon, hormis le fait que je ne vois rien sans mes lentilles,que je suis enfin délivrée de mon appareil et que je porte toujours mon habituel air aimable accroché à ma figure...Bref.

Caractere:
Oula...La première chose que je réponds en général est le mot "chiante",allez savoir pourquoi...
Je suis assez pénible quand je m'y mets,j'avoue...Mais cependant j'adôôôre faire des conneries... Mais manque de bol l'espèce humaine qui m'entoure [mon lycée...] a un peu de mal à les comprendre... Et ben tant pis! ASICIALE POWAAA!!!

Hurk!
Je n'ai jamais trahi quelqu'un,et je n'en ai point l'attention.Je suis rarement rancunière,mais quand ça arrive...Ca fait mal.Je ne déteste pas bosser,mais disons plutôt que je suis incapable de me concentrer sur un boulot pendant un long moment [vous auriez du me voir lors de mes révisions du brevet...]
Je suis d'un naturel rêveuse,chose assez pratique en cours puisqu'il suffit que je pose mes yeux dans un endroit vide et hop!Me voilà partie dans le monde imaginaire de l'un de mes nombreux scénarios...
J'ai pris l'habitude de sourire en permanence,parce que la situation l'imposait.Cela m'est resté,malgré quelques moments de "vide" où je préfère regarder les autres jouer en UNO,les pensées tournées vers autre chose...
Quoiqu'il en soit,peu de personnes comprennent le fouilli bordélique qui me serre d'imagination et de bouée.Sauf Elle peut-être...

Miam Miam?
J'adore écrire.C'est une des choses que je ne peux pas m'empêcher de faire à longueur de journée et qui me permet de concrêtiser tout ce que je peux imaginer.J'écris tout le temps,chez moi,sur l'ordinateur...en cours surtout.J'ai toujours une feuille glissée sous mon cahier de cours,que je sors toutes les dix secondes pour rajouter une phrase.J'ai de nombreux carnets ou cahiers chez moi dans les quelles sont écrites toutes les histoires que j'ai finies,celles en cours et celles à venir.
Sinon je dessine de temps en temps [lorsque j'y arrive plutôt...]
Je passe énormément de temps devant mon ordinateur pour la bonne et simple raison que je recopie tout ce que j'ai bien pu mettre sur du papier.Et quand j'ai la flemme,je lis d'autres histoires. Passer autant de temps devant mon écran est vachement utile aussi quand il s'agit de recharger les batteries après une journée lycée. Ca fait toujours du bien de voir des clips ou d'écouter de la musique qui proviennent de là où vous voulez aller. Voir les membres des groupes sourire et rire, les voir déconner... Ca remonte le moral et aide à vous préparer pour la journée suivante. Peut-être geek et otaku, mais au moins vivante.

Je pourrais parler de mes acteurs préférés,de mes films préférés,de tout ce genre de choses,mais personnellement,j'crois bien que ce serait assez long...Pour vous donner une idée,sachez que j'adore les dramas et les films asiatiques.

Beurk Beurk!
Suite logique au paragraphe précédent of course!
Alooors...Je ne supporte point les n'hypocrites [je crois bien que je suis même allergique...],les phrases bidons de mon prof de maths,le dernier jour à l'île de ré,le jour de l'an [nan mais c'est vrai c'est trop chiant tout le monde vous souhaite la bonne année pendant 7 jours...]
Les crottes de chiens dans ma rue,les cigarettes devant Chagall,mon crytérium qui se pète tout le temps [en fait je l'aime mais je l'aime pas mais vous comprenez?Non?Bah tant pis.]
BREF je n'aime pas plein de choses.[Et je n'aime pas les chaînes à la con sur msn vualà c'est dit ! >.< ]

Et puis, il y a cet endroit... Tellement loin mais qui a la qualité d'être celui que je recherche... Beaucoup de gens doivent me trouver bizarre. Demo, tant que je n'y serai pas, je ne me sentirai pas bien. Seuls ceux qui rêvent du Japon peuvent comprendre la fascination que nous exerçons pour ce pays et sa culture. Seuls ceux qui en rêvent peuvent comprendre le décalage qui nous séparent des autres et qui nous font passer pour des asociables quand personne aux alentours ne partage votre rêve . Seuls ceux qui en rêvent peuvent savoir à quel point il est douloureux de ne pas se sentir à sa place dans un monde qui ne vous correspond pas.

Parce que nous ne nous sentirons bien qu'une là-bas. Pas avant.



Welcome to my world...

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Par Zoug Amag Zlong...Only Doux! - Publié dans : Eri-chan
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